Catégorie -L’édito de la semaine

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« Les affranchis de la Côte Vermeille »

Ils seraient une dizaine, tout au plus – vignerons discrets, presque clandestins – à suivre, entre Collioure et Banyuls, les sentiers escarpés des vins naturels, loin des dogmes et des facilités du marché. Leur terrain d’expression : le vin naturel, qu’ils élaborent sur des terroirs spectaculaires, souvent à la main, dans des conditions de culture parmi les plus exigeantes de France. À rebours des cahiers des charges des appellations Collioure et Banyuls, certains choisissent de ne pas les revendiquer, préférant la liberté de création à la conformité réglementaire.
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« Collioure : tenir la vigne debout »

Entre Collioure et Cerbère, les vignes semblent défier la mer et la montagne à la fois. Suspendues aux pentes, agrippées aux murets de schiste bâtis pierre à pierre, elles racontent une histoire d’effort, de patience et de beauté farouche. Ici, chaque pied de vigne représente un combat contre la gravité, contre l’oubli. Mais cet équilibre millénaire vacille. Faute de bras pour remonter les murs écroulés, faute de temps pour creuser la terre à mains nues, les herbicides se sont imposées comme une norme. Et avec eux, le risque de voir s’effondrer ce qui fait l’âme de Collioure et de Banyuls. Le vignoble aux deux appellations connaît ce vertige depuis longtemps.
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« Les Coteaux d’Ancenis : une appellation à réinventer »

Dans l’univers du vin, certaines appellations avancent discrètes, presque timides. Les Coteaux d’Ancenis font partie de ces territoires suspendus : ni totalement reconnus ni totalement oubliés, tiraillés entre un passé viticole tenace et de nouvelles aspirations.
Depuis une dizaine d’années, un collectif singulier, « Pinards et Jus d’Ancenis », redonne vie à ce vignoble ligérien. Onze domaines, unis par une vision libérée du vin, entre naturalisme et progressisme maîtrisé, bousculent les conventions. Leur démarche va au-delà de l’étiquette : parfois, ils descendent la Loire en toue cabanée jusqu’à Nantes, symbolisant le lien entre le vignoble d’Ancenis et la grande ville voisine, entre tradition et innovation. Depuis 2017, cette dynamique prend aussi la forme d’un salon annuel, « La Boire », dédié aux vins naturels, réunissant vignerons et amateurs autour de l’authenticité des vins de demain.
C’est là le paradoxe de ce collectif : bien qu’ils œuvrent pour faire rayonner les terroirs d’Ancenis, peu revendiquent encore l’appellation sur leurs bouteilles. Pour eux, « Vin de France » incarne une liberté d’expérimentation et de sincérité, là où l’AOC semble offrir un cadre trop rigide pour une vision artisanale sans dogme.
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« Le temps du Gamay : une nouvelle ère pour les Coteaux d’Ancenis ? »

Pierre Guindon, vigneron des Coteaux d’Ancenis aujourd’hui à la retraite, aime résumer son terroir : « Nous évoluons sur un terroir de blancs, avec des palais tournés vers les blancs. » Cette déclaration, empreinte de vérité historique, incarne l’héritage de cette appellation, un vignoble longtemps dominé par les cépages blancs, dont la Malvoisie est la figure de proue. Cependant, aujourd’hui, un changement de paradigme se profile avec l’émergence du Gamay, qui semble avoir trouvé ici un terroir d’exception.
Ce cépage, généralement associé aux collines du Beaujolais, y déploie un caractère bien distinct. Les vins issus de ce cépage sur les Coteaux d’Ancenis se différencient par une profondeur de couleur saisissante et une palette aromatique riche où se mêlent fruits noirs, poivre et épices. Ces vins, à la structure dense et charnue, se prêtent à un vieillissement élégant, dévoilant toute leur complexité au fil du temps. Un contraste frappant avec l’idée reçue selon laquelle le Gamay serait un vin à boire jeune.
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« Coteaux d’Ancenis, la curiosité Malvoisie »

Il est des cépages qui renaissent comme des phénix, portés par la mémoire des anciens et la ténacité des vignerons. Le Malvoisie – que l’on désigne ici fièrement au masculin – fait partie de ceux-là. Ce vin blanc issu du Pinot gris – cépage que l’on associe plus naturellement à l’Alsace – connaît un regain spectaculaire. Jadis réduites à quelques hectares dans les années 1980, les plantations de Pinot gris s’étendent aujourd’hui sur plus de 100 hectares, reflet d’une croissance silencieuse, mais assurée. Une trajectoire impressionnante, symbole d’une dynamique locale portée par quelques domaines historiques et un engouement commercial bien réel.
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« Si les coteaux d’Ancenis m’étaient contés… »

Lorsque l’on emprunte aujourd’hui la rue des Tonneliers à Ancenis, difficile d’imaginer l’effervescence qui l’animait autrefois. Les tonneliers ont disparu, mais de nombreuses maisons bourgeoises témoignent encore de l’âge d’or de la cité ligérienne. Une prospérité autrefois portée par son port et son principal commerce : le vin.
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« Le défi relevé de l’agriculture biologique à Irouléguy ! »

78 % ! Un chiffre impressionnant qui incarne l’engagement profond de l’appellation Irouléguy vers l’agriculture biologique. Près de quatre fois la moyenne nationale, qui s’établissait à 22 % en 2023. Bien que les conditions climatiques de 2024, sur Irouléguy comme ailleurs, laissent présager une stagnation, mettant fin à une série de croissances depuis 2005, ce pourcentage reste un témoignage vibrant de l’impulsion écologique qui façonne l’appellation basque.
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« Irouléguy : une nouvelle ère sous le signe des blancs ! »

Pendant longtemps, l’identité d’Irouléguy s’est construite autour de ses rouges puissants et structurés. Le Tannat y laissait son empreinte, souvent accompagné du Cabernet Franc, cépage dont le Pays basque revendique d’ailleurs fièrement la paternité. Ces vins, d’un caractère affirmé, s’accordaient parfaitement avec la dureté et l’âme de ces terres escarpées. Toutefois, avec le temps, les modes, et les évolutions dans les techniques d’élevage, ce regard s’est progressivement transformé, laissant place à des rouges plus avenants.
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« La cave coopérative d’Irouléguy : une histoire de terroir et de résilience »

Au cœur des montagnes basques, là où les coteaux de vignes dessinent des paysages majestueux, se trouve l’une des plus petites caves coopératives de France : la cave coopérative d’Irouléguy. Avec ses 114 hectares de vignes, elle est bien plus qu’un simple lieu de vinification, elle incarne l’histoire même de l’appellation. Une histoire qui commence au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une époque où le paysage viticole basque, dévasté, semblait voué à disparaître. Dans un élan de résistance, une poignée de paysans et de propriétaires terriens décident de lutter contre l’arrachage des dernières vignes et de convaincre leurs voisins de redonner vie aux coteaux. En 1952, leur union donne naissance à la cave coopérative d’Irouléguy. Au fil des années, les vignes reprennent possession des terres, et l’appellation commence à se faire reconnaître, culminant en 1970 avec l’obtention de l’AOC Irouléguy.
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“Irouléguy, l’appel des sommets”

Certains vignobles suscitent un attachement viscéral. Irouléguy en fait partie. Ces terroirs escarpés, enracinés dans l’unique AOC de vin du Pays basque, attirent de plus en plus de vignerons décidés à écrire leur propre histoire. Qu’il s’agisse de créations comme le domaine Brana par le passé ou d’anciens coopérateurs pionniers ayant choisi l’indépendance, à l’image d’Arretxea ou d’Ilarria, la dynamique est bien réelle. Depuis cinq ans, dix nouveaux domaines ont rejoint l’appellation ! Ils sont donc aujourd’hui 21, en plus de l’historique cave coopérative, à faire rayonner ce vignoble de caractère.
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