Parmi les dix futures appellations communales du Muscadet, il en est une qui intrigue par son effacement : Le Pallet. Pionnière pourtant, reconnue dès 2011 aux côtés de Gorges et Clisson, elle reste aujourd’hui l’une des plus discrètes. On ne croise guère de bouteilles estampillées Le Pallet chez les cavistes ni sur les cartes des restaurants. Déguster cette communale relève encore de la chasse au trésor ! Pourquoi un tel décalage ?
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Catégorie -L’édito de la semaine
L’été n’a pas été de tout repos pour la petite équipe de Médiavino. Campagne de financement participatif oblige, les vacances furent courtes – mais l’effort en valait la peine. Portée par un élan collectif remarquable, cette campagne a été un succès : elle permet à Médiavino de garder le cap et de poursuivre son voyage vers de nouveaux vignobles pépites. Mais, elle m’a aussi offert l’occasion de prendre le pouls de la viticulture française. Et le constat est sans appel : le monde du vin traverse une crise profonde. Si le millésime 2024, en recul de 23 % par rapport à 2023 et 17% par rapoort à la moyenne des cinq dernières années, s’impose comme l’un des plus éprouvants de la décennie, il n’est malheureusement pas l’arbre qui cache la forêt. Il ne fait qu’accentuer des fragilités déjà anciennes…
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Saviez-vous qu’il existe, au-delà de la couleur, un point commun entre l’appellation Picpoul de Pinet, dans le Languedoc, et celle de Condrieu, dans la vallée du Rhône ? Ces deux appellations reviennent de loin — de très loin. Au début des années soixante, on ne comptait plus qu’une cinquantaine d’hectares de Piquepoul sur les bords de l’étang de Thau, quand il ne subsistait qu’à peine 10 hectares de viognier sur les coteaux de la vallée du Rhône.
Si la comparaison s’arrête là, il faut reconnaître à ces deux appellations d’avoir dû leur salut à des vignerons visionnaires, qui croyaient plus que tout en leur cépage étendard.
Un étendard qui, dans le Languedoc, a su résister à bien des aléas depuis des siècles — comme en témoigne le journaliste et écrivain Marc Médevielle dans l’interview de la semaine. Dans notre reportage vidéo, le cépage Piquepoul sera également à l’honneur : Laurent Gaujal, du domaine éponyme, évoquera à nos côtés ses différentes facettes. Le jeune vigneron décline déjà trois cuvées distinctes à base de Piquepoul blanc.
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C’est un sujet encore sensible dans le monde du vin. Un thème clivant, qui oppose deux visions : d’un côté, les défenseurs d’une viticulture où la Vitis vinifera(1) reste la norme intangible ; de l’autre, ceux qui n’hésitent plus à planter des cépages résistants, issus de croisements interspécifiques, pour faire face aux défis climatiques et sanitaires.
Depuis 2017, il est en effet possible de planter en France certaines variétés résistantes au mildiou ou à l’oïdium. Seize d’entre elles ont été officiellement classées au catalogue français des cépages en 2019 — parmi lesquelles le souvignier gris, le floréal ou encore le muscadis. Mais à ce jour, la réglementation européenne interdit toujours leur usage dans le cadre d’une appellation d’origine contrôlée (AOC), qui impose des cépages 100 % Vitis vinifera.
À Picpoul de Pinet, où le piquepoul reste l’emblème, une convention a pourtant été signée dès 2017 avec l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV), en vue de créer, à horizon dix ans, des clones de piquepoul croisés avec des variétés de vigne sauvage résistantes.
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Pour beaucoup, le Picpoul de Pinet reste associé à un souvenir estival : un blanc sec du Languedoc, bien frais, dégusté en bord de mer, accompagné d’huîtres. Une image sympathique, certes, mais bien réductrice.
L’équipe de Médiavino est donc partie enquêter sur ce vignoble posé face à l’étang de Thau, pour voir si ce vin, souvent cantonné à la carte postale, ne cacherait pas une autre réalité. L’appellation, rappelons-le, est jeune (reconnue en 2013), étendue (1 400 ha plantés), et repose sur un cépage aussi rare que méconnu : le piquepoul.
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Saisissant. C’est bien le mot qui vient à l’esprit lorsqu’on découvre pour la première fois les coteaux de Châtillon-en-Diois, où la vigne s’accroche aux pentes dans un face-à-face silencieux avec la montagne. Niché dans les contreforts du Vercors, le vignoble se déploie entre 500 et 700 mètres d’altitude, dessinant une enclave viticole à part dans le paysage rhodanien. Ici, l’air frais des montagnes se mêle aux fragrances discrètes de la garrigue, forgeant un terroir aux accents à la fois montagnards et méditerranéens.
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Rustique, solaire, profondément enracinée dans les sols calcaires et dans l’histoire des vignobles du Sud, la Clairette blanche est l’un de ces cépages anciens qui ont traversé les siècles avec discrétion. Mentionnée dès 1575, elle a longtemps été un pilier des terroirs méridionaux, avant de subir, comme tant d’autres, la rude épreuve du phylloxéra. Aujourd’hui, avec un peu plus de 2 000 hectares plantés, contre 15 000 dans les années 1950, la Clairette blanche n’a rien perdu de sa capacité à offrir des vins frais, amples, salins, aux délicats arômes floraux, d’amande et de fruits blancs. Cépage versatile, elle sait jouer tous les registres : du vin sec au moelleux, du tranquille à l’effervescent. Dans le Diois, c’est à travers l’appellation Coteaux de Die que la clairette livre sa version la plus tranquille. Ici, sur des coteaux d’éboulis calcaires, elle donne naissance à des vins secs, purs, sans artifice, qui racontent la minéralité et la fraîcheur de leur terroir. Créée officiellement en 1993, mais issue d’un savoir-faire ancestral, cette appellation – six vignerons et 5,1 hectares seulement en production – est l’une des plus petites de France. Une nouvelle génération de vignerons du Diois, engagés dans une approche, naturelle envisage de rejoindre l’appellation.
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Quand on descend du train à Valence, l’itinéraire semble tracé d’avance : cap au nord, direction les mythiques coteaux de la vallée du Rhône, où Saint-Péray, Cornas, Saint-Joseph, Hermitage, Croze-Hermitage ou Condrieu attirent les regards comme des aimants. Pourtant, une autre route s’ouvre, plus discrète, presque secrète. Elle file vers l’est, vers les contreforts du Vercors. Là, niché dans un écrin de verdure, s’étend le vignoble du Diois. Le Diois, tout le monde croit le connaître à travers sa star effervescente : la Clairette de Die. Ce vin doux naturel, fermenté selon la méthode ancestrale, s’exporte depuis longtemps au-delà des frontières. Mais derrière ses bulles célèbres, un territoire tout entier se révèle.
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Les vignobles de Banyuls et Collioure traversent une période charnière. Confrontés à une baisse des volumes et à un renouvellement générationnel difficile, ces crus emblématiques du Roussillon font face à des enjeux majeurs. Si la vente local permet de maintenir un lien étroit entre le producteur et le consommateur, elle constitue aussi et surtout un levier essentiel pour amortir les fluctuations du marché avec près de 60 % de la production. Toutefois, la faible rémunération par hectare reste un frein significatif à l’installation des jeunes vignerons et à la transmission des domaines. Pour enrayer ce cercle vicieux, un plan de relance s’impose, avec pour objectif de mieux valoriser ces vins tout en maîtrisant les coûts de production.
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Lorsque l’on sillonne le vignoble de la Côte Vermeille, entre Collioure et Banyuls, ce n’est pas seulement un terroir viticole que l’on découvre, mais une véritable œuvre d’art vivante. Les terrasses de pierres sèches, sculptées par l’homme depuis des siècles, dessinent un paysage unique. Ces murettes et aguilles s’entrelacent tel un réseau complexe qui relie les vignes entre elles. Cependant, ce patrimoine ancestral est aujourd’hui en danger. Ces terrasses, cruciales à l’existence même du vignoble, sont menacées, tout comme l’identité de cette région viticole. Les murs en pierres sèches, qui stabilisent la terre et régulent l’eau à travers les aguilles, jouent pourtant un rôle clé dans cet équilibre fragile. Mais maintenir ce patrimoine nécessite des compétences rares et un investissement financier considérable.
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