C’est un confetti de vigne, une goutte d’eau dans le paysage viticole, un vignoble si minuscule que l’on pourrait presque l’oublier. Pourtant, le pays de Vic-sur-Seille constitue, après le Val de Metz et le Pays des Trois Frontières, le troisième visage de l’appellation Moselle. Situé à son extrême sud, plus proche de Nancy que de Metz, au sein du pays du Saulnois, ce territoire renoue avec la vigne depuis le début des années 1990. Ici, l’histoire s’est avant tout construite autour…
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Catégorie -L’édito de la semaine
« Quand la vigne avait presque disparu de nos coteaux, le seul endroit où il en restait encore, c’était à Vezon, à Sierck-les-Bains ou à Contz. Pour moi, cela reste le berceau de notre viticulture ! », rappelle Norbert Molozay, vigneron au Château de Vaux et ancien président de l’appellation Moselle. Cette évocation dit beaucoup de ce que représente cette partie nord du vignoble mosellan. Là, aux confins de la France, la Moselle n’est pas seulement un fleuve : c’est aussi une…
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Il y a deux ans, nous parcourions la Lorraine à la découverte des Côtes de Toul et des IGP Côtes de Meuse et de Lorraine. Il manquait toutefois une pièce pour compléter le tour d’horizon de ce vignoble renaissant : l’appellation Moselle. Une appellation qui revient de loin, puisqu’il ne restait plus que 2 à 3 hectares de vignes en production au début …
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Dans la galaxie des crémants, l’assemblage règne en maître. Pourtant, chacune des huit régions s’est choisi un cépage étendard : le pinot blanc en Alsace, le chardonnay en Bourgogne comme dans le Jura, le sémillon dans le Bordelais, la clairette à Die, le mauzac à Limoux, la jacquère en Savoie et… le chenin en Loire. Si l’on célèbre volontiers le chenin pour ses grands secs, ses demi-secs ou ses liquoreux, on oublie souvent son talent plus discret : il sait faire des bulles avec une grâce que peu de cépages égalent…
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Pour ponctuer 2025 et amorcer 2026, Médiavino vous embarque dans un voyage autour de l’effervescence — et plus particulièrement dans le monde des crémants. Décembre et janvier ouvrent un moment singulier : celui où l’on se rassemble, où l’on dresse de grandes tables, et où un geste instinctif revient toujours… ouvrir des bulles. Pourtant, loin des réflexes convenus, la France offre une richesse inattendue dans l’univers des crémants, trop souvent éclipsés par les projecteurs braqués ailleurs.
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En 2018, lors de mon premier séjour sur le vignoble corrézien, je me souviens m’être demandé ce que je venais y chercher. Je n’avais alors pour seuls repères que deux noms – Didier Mouton et Jean Moulène –, deux phares dans un territoire dont j’ignorais tout. Le reste n’était qu’un pointillé sur une carte où mon regard ne savait encore rien projeter. Et puis la Corrèze s’est révélée. J’y ai découvert Les 1 001 Pierres, l’une des plus petites caves coopératives de France, la cave des Coteaux de la Vézère et leurs terrasses de schistes, ainsi que les rares vins de paille, ces flacons de patience qui racontent la ténacité d’un territoire…
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Y a-t-il encore une place pour le vin de paille en Corrèze ? La question dépasse ce vignoble et dit beaucoup de ce que traverse aujourd’hui une certaine France du vin : celle des savoir-faire anciens, fragiles, portés par quelques vignerons convaincus que le temps reste leur meilleur allié. Au sud du département, ils ne sont plus qu’une poignée à faire sécher leurs grappes, comme jadis sur la paille. Une poignée à attendre que l’automne concentre le sucre. Attendre la presse du début de l’hiver. Attendre encore et encore, trois années, le temps de l’élevage avant que le vin de paille ne quitte le chai. Un travail long, coûteux, peu rentable, mais chargé de sens. En 2013, la Corrèze a pourtant bien failli le perdre, son vin paillé, lorsque le Conseil d’État lui a interdit d’utiliser cette mention…
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De la Corrèze, certains auront l’image de Jacques Chirac ou de François Hollande, d’autres celle des pierres rouges de Collonges ou de la cité perchée de Turenne. Beaucoup y verront les pommiers et noyers qui ponctuent ses vallons, les marchés et les foires agricoles, image d’une France paysanne immuable, où le temps semble suspendu. Rarement, l’image d’un vignoble viendra à l’esprit. Et pourtant, ici, la vigne renaît sur les coteaux oubliés de la Vézère et de Branceilles, portée par une nouvelle génération. Une renaissance encore fragile : 120 hectares aujourd’hui, cultivés par une trentaine de domaines. Deux seulement vivent exclusivement de la vigne…
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Il y a encore peu, personne n’aurait parié sur eux. Et pourtant, sur les Côtes-de-Bourg, les blancs refont surface – comme un écho à une mémoire enfouie. « À l’époque de mes grands-parents, on faisait principalement du blanc ici ! », se souvient Guillaume Guérin, que l’on retrouve dans notre podcast hebdomadaire. Une phrase simple, mais révélatrice d’un passé qu’on croyait révolu. Car si les Côtes-de-Bourg se racontent aujourd’hui en rouge, elles se sont longtemps rêvées en blanc. À présent, cette couleur ne représente plus qu’une infime part du vignoble : 2 % de la production, 40 hectares, une trentaine de domaines à peine sur les 180 que compte l’appellation…
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Depuis quelques années, le seul nom de Bordeaux semble projeter une ombre, tant l’image de ses vins s’est assombrie. Chaque semaine, des chiffres rappellent la fragilité du vignoble. La crise ne date pas d’hier : longtemps masquée par la vigueur des marchés internationaux, chinois en particulier, elle a éclaté avec l’effondrement de ce débouché pendant puis après la pandémie. En 2024, les exportations vers la Chine reculaient ainsi de 20,2 % selon Terres de Vin. Les rouges, piliers historiques du bordelais, sont les plus touchés : entre 2017 et 2022, leur consommation a chuté de 20 % à l’échelle mondiale. En France, la baisse atteint -38 % en seulement cinq ans, selon Vitisphère. À cela s’ajoutent les taxes Trump sur les vins européens et un « Bordeaux bashing » persistant, qui a figé dans l’opinion l’image d’un vignoble lourd, éloigné des attentes contemporaines. Oui, Bordeaux traverse une crise profonde : l’arrachage pourrait dépasser 14 000 hectares, et le vignoble est passé de 125 000 hectares au début des années 2000 à moins de 95 000 en 2024. Des vignerons sont en détresse, une coopérative vacille. Mais une fois le constat dressé, que change-t-on ?…
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