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« Le vignoble parisien est un vignoble exotique. »

Par Il y a 2 joursAucun commentaire
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Entre 2013 et 2020, Sylviane Leplatre fut l’œnologue de la Ville de Paris. Une fonction qui l’a amenée à s’occuper des emblématiques vignes de Montmartre, mais aussi des autres vignes de la capitale. À travers son travail, comme partout ailleurs, elle a dû trouver des solutions techniques aux actuelles problématiques climatiques et environnementales.

Comment vous êtes-vous retrouvée œnologue de la Ville de Paris ?

Je connaissais la personne qui me précédait et qui prenait sa retraite. Elle m’a dit que je pouvais postuler. Cela m’intéressait puisque, par rapport à l’ensemble des vignobles où j’ai travaillé précédemment, il s’agit presque d’un vignoble exotique ! C’est exotique, car la finalité n’est pas la même. Dans la majorité des vignobles, il y a une finalité commerciale évidente, pas sur Paris. Par ailleurs, on disait souvent que le vin de Montmartre était épouvantable à boire. Je ne pouvais pas concevoir de produire un vin mauvais. Un vin peut ne pas plaire à des consommateurs, mais je ne pouvais pas le supporter. Je me suis dit qu’il y avait du travail à faire, car la base de mon activité est de trouver des solutions à des problèmes.

Est-ce que ce fut un espace de liberté en plus que de produire un vin non commercial ?

Oui, complètement. Aujourd’hui, on cherche souvent à faire des vins pour répondre à des besoins contemporains. Le meilleur exemple, c’est le vin rosé où l’on est obligé de « tordre » la nature pour arriver à un rosé très clair. C’est une réussite commerciale fabuleuse, mais on arrive à quelque chose qui est différent de ce que l’on peut attendre d’une production végétale naturelle.

Quelles principales difficultés avez-vous rencontrées sur les vignes parisiennes ?

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