À Ancy-Dornot, le Domaine La Joyeuse a été le premier domaine bio de Moselle. Né d’un potager, d’un clos oublié et d’une source vieille de trois siècles, il est aujourd’hui porté par Arnaud Stapurewicz, qui prolonge l’intuition de son père  : faire des vins vivants, précis, profondément ancrés dans leur lieu.

Arnaud, est-ce que vous pouvez vous présenter et nous raconter comment vous êtes arrivé à faire du vin en Moselle  ?

Tout commence avec mon père. Il était électromécanicien et avait un potager à Ancy-sur-Moselle. Il était déjà en bio et s’intéressait à la biodynamie. Un jour, il repère un terrain en face du potager, parfaitement exposé. Il se dit alors  : « Je pourrais planter de la vigne, pour moi. » En 1996, il plante sa première parcelle. À l’époque, c’est encore la Moselle ne bénéficie que d’un VDQS. Obtenir les droits n’est pas simple  : il n’a pas le statut de viticulteur. Il doit donc aller arracher une vigne sur une autre commune afin de récupérer des droits encore déclarés, pour pouvoir planter ici, dans un ancien clos. Ce clos s’appelle le Clos de la Joyeuse ! Au pied de ce clos coule une source qui traverse le village. Sur une pierre, à sa sortie, on peut lire une inscription  : « Elle entre en paix et sort en joie. » C’est ainsi devenu la devise du domaine : « Vous venez en paix, vous ressortez en joie.  »

Comment se sont passés les débuts de votre père  ?

Les débuts sont ceux du système D. Une cave voûtée. Un vieux pressoir en bois à cliquet. Le raisin foulé à la main. Les premières vinifications sont bricolées avec…

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