
Journaliste et fondatrice de Vinofutur, Julie Reux a publié, avec le photographe Antonin Bonnet, Les nouveaux vignerons bretons, aux éditions La Nouvelle Bleue . Elle revient sur les raisons qui l’ont poussée à documenter ce qu’elle considère comme un moment historique : la naissance du nouveau vignoble breton.
Julie, votre livre raconte la naissance d’un nouveau vignoble en Bretagne. Qu’est-ce qui vous a donné envie de consacrer un ouvrage entier à cette aventure récente ?
À l’origine, ce n’était pas un projet personnel. Il s’agissait d’abord d’un livre de photographies porté par Antonin Bonnet et la maison d’édition La Nouvelle Bleue. Initialement, j’avais été sollicitée pour rédiger les légendes des photos. Très rapidement, le projet a évolué. Je leur ai expliqué qu’une simple succession de photographies risquait d’être insuffisante pour raconter un vignoble qui n’existait pas encore réellement. Il y avait beaucoup plus à dire. Les légendes se sont transformées en portraits, puis en textes de fond.
Qu’avez-vous découvert de significatif en le préparant ?
Ce que nous avons découvert en documentant ce sujet, c’est que nous étions face à un moment que je qualifierais d’historique. Nous ne savons pas ce que deviendra ce vignoble dans le futur. Pour autant, le livre ne dit pas que la Bretagne est devenue une grande région viticole. Nous avons simplement voulu laisser une trace. Dans dix, vingt ou trente ans, quelle que soit l’issue de cette aventure, on pourra relire ce livre et comprendre ce qu’étaient les ambitions des pionniers, quels étaient leurs rêves et les obstacles auxquels ils ont été confrontés. Ce moment d’émergence ne dure que quelques années. Nous voulions en conserver la mémoire.
Considérez-vous cet ouvrage comme un livre de rencontres ou comme une enquête ?