
Depuis 2019, la Bretagne est passée d’une poignée de structures professionnelles à près de cinquante en 2026. Coprésident de l’Association des Vignerons Bretons, Loïc Fourure revient sur les défis, les ambitions et les valeurs qui accompagnent l’essor de ce jeune vignoble.
Loïc, lorsqu’on s’intéresse au vignoble breton, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver entre l’ARVB, l’AVVB et l’AVB. Pouvez-vous nous expliquer les différences ?
L’Association des Vignerons Bretons (AVB) est en quelque sorte issue de l’ARVB, l’Association pour la Reconnaissance des Vins de Bretagne, qui est notre « grande sœur ». Cette dernière rassemble des associations, des particuliers et différents acteurs impliqués dans la renaissance du vignoble breton.
Par la suite a été créée l’AVVB, l’Association pour la Valorisation des Vins de Bretagne, présidée par Romain Leguillou. C’est elle qui porte aujourd’hui le projet d’IGP Vins de Bretagne.
Quelle est alors la singularité de l’AVB ?
Lorsque nous avons créé l’Association des Vignerons Bretons, en octobre 2021, nous n’étions encore qu’une petite dizaine à avoir tenté l’aventure de planter des vignes en Bretagne. Très vite, une évidence s’est imposée : nous avions besoin de nous parler, de confronter nos expériences, de partager nos doutes comme nos solutions. La viticulture n’existait quasiment pas dans les référentiels administratifs bretons. Lorsque nous plantions des vignes, aucune case ne correspondait réellement à notre activité. Nous avions donc besoin de partager nos expériences, de trouver ensemble des solutions et de structurer cette nouvelle filière. Très rapidement, l’association est devenue un interlocuteur pour les chambres d’agriculture, la MSA et la région Bretagne. Une étape importante a été franchie en juin 2022 lors d’une réunion organisée à Kerplouz, à Auray.
Quel rôle a joué le centre de formation de Kerplouz dans cette structuration ?