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“On regarde les 70% que l’on a sauvés”

Par Il y a 4 joursAucun commentaire
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À quelques jours des vendanges, un violent épisode de grêle a frappé une partie du Blayais. Chez Guillaume Martin, toutes les parcelles ont été touchées à des degrés divers et le domaine termine le millésime avec environ un tiers de récolte en moins. Mais derrière les pertes, il y a aussi l’urgence, l’entraide entre vignerons et les enseignements à tirer d’un événement climatique brutal.

La grêle a frappé votre domaine le 26 août, à quelques jours des vendanges. Comment avez-vous vécu cette soirée ?

J’étais chez moi, ma maison est juste en face de certaines de nos parcelles. En fin d’après-midi, le ciel a commencé à être très chargé. Puis, vers 22 h 30, le vent s’est levé, quelques gouttes sont tombées et, en l’espace de cinq minutes, tout s’est accéléré. Il a commencé à grêler, avec des grêlons de la taille d’une grosse bille.

Cela a duré cinq minutes maximum. Mais, vu le bruit contre les baies vitrées, la toiture, j’ai tout de suite compris que nos vignes n’allaient pas être épargnées. J’ai pris une lampe torche, mis mes bottes, et je suis allé voir les parcelles les plus proches. Le bilan complet, nous l’avons fait le lendemain matin.

Quel a été ce bilan ?

Toutes nos parcelles ont été touchées, mais dans des proportions très variables. Dans les secteurs les plus atteints, nous avions plus de 50 % des raisins par terre et presque plus de végétation. Dans les parcelles les moins touchées, les pertes étaient plutôt de 5 à 10 %.

Maintenant que les vinifications sont derrière nous, nous connaissons précisément notre rendement : environ 25 hectolitres par hectare, contre 35 à 40 habituellement. Cela représente un gros niveaux de récolte en moins.

Que provoque la gréle sur des raisins quasiment arrivés à maturité ?

 

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