
Directeur technique de la cave coopérative de Cessenon, Benoît Pambrun a mis en place une gamme de vins biologiques, une évolution qui a nécessité de nombreux ajustements.
Quelle est la place de la coopération à Saint-Chinian ?
À Saint-Chinian, historiquement, les caves coopératives représentent de gros volumes. Aujourd’hui cela représente 60 % des volumes. Officiellement, elles sont sept aujourd’hui, même si l’essentiel des volumes est produit par trois caves coopératives.
Est-ce que cet ancrage a porté l’appellation ?
Oui, la création de l’appellation et la notoriété de Saint-Chinian ont été portées effectivement par l’histoire coopérative du Languedoc. Après, elle s’est un peu plus diluée à partir des années 1980. À partir de ces années, de plus en plus de coopérateurs ont créé leurs propres entités. Cela étant, la coopération a toujours produit l’essentiel des volumes de l’appellation.
Sur la cave que vous dirigez, vous avez une partie des surfaces en agriculture biologique. À quand remonte ce choix ?