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« Ce qui me préoccupe, c’est de voir, peu à peu, l’appellation s’effacer »

Par Il y a 2 semainesIl y a 1 jourAucun commentaire
Miniature NL 0226

Cette semaine, nous prolongeons notre échange avec Philippe Troussard. Après un premier volet consacré aux mutations du vignoble jurassien, le Meilleur Ouvrier de France en sommellerie et propriétaire des Caudalies à Arbois aborde les enjeux de l’appellation, entre renouveau et risques de dilution.

Depuis votre installation à Arbois, avez-vous le sentiment d’un renouveau stylistique au sein de l’appellation ?

Oui, très nettement. Il a fallu, d’une certaine manière, réapprendre à regarder l’appellation, qui s’était peu à peu figée dans ses habitudes. La remettre en mouvement, la dépoussiérer. À cet égard, le rôle des vignerons engagés en biodynamie a été déterminant, tout comme celui des nouvelles générations, venues insuffler un élan nouveau. Pendant longtemps, les goûts étaient assez uniformisés : un chardonnay répondait à des codes bien établis. Aujourd’hui, ces repères ont évolué. Les vins expriment davantage leur lieu d’origine, leur terroir, portés par des pratiques plus respectueuses et plus précises.

Comment expliquez-vous ce basculement ? À quel moment avez-vous senti que ces repères commençaient à vaciller ?

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